La chronique

Auteur
Bernard MINIER
Titre
LES EFFACEES
Maison d'édition
XO
Relecture
Oui
Service de presse
Non
**Une immersion difficile malgré une plume toujours maîtrisée**

Avec *Les Effacées*, Bernard Minier nous emmène une nouvelle fois en Espagne, un cadre qu’il explore avec une précision palpable, notamment lorsqu’il aborde l’art sous des formes parfois troublantes. Ce deuxième tome consacré à la lieutenante Lucia de la Guardia Civil promettait beaucoup, mais force est de constater que la magie n’a pas totalement opéré pour moi.

**Deux enquêtes, une narration qui se divise**
Malgré l’habileté de Minier à tisser des intrigues, je n’ai pas réussi à m’immerger pleinement dans ces deux enquêtes distinctes. Loin d’être maladroites, elles manquaient néanmoins de ce souffle captivant qui tient en haleine, et l’émotion que j’espérais n’était pas au rendez-vous. Lucia, personnage central du roman, m’a semblé moins charismatique que dans *Lucia*, son premier opus, ce qui a amplifié ma difficulté à m’attacher à cette nouvelle aventure.

**Une écriture irréprochable, mais un héros absent**
Il est indéniable que Bernard Minier possède une plume remarquable. Son style précis et fluide reste un modèle du genre, mais cette maîtrise n’a pas suffi à compenser le manque d’intensité ressenti. Pour être honnête, je n’ai pu m’empêcher de regretter l’absence de Martin Servaz, dont la complexité et la profondeur me manquent, ou encore de Julian Hirtmann, cet anti-héros fascinant que je retrouve avec plaisir dans d’autres romans.

**Un ressenti personnel à nuancer**
En conclusion, bien que ce roman n’ait pas su répondre à mes attentes, il ne saurait être réduit à ma simple déception. L’histoire, riche de détails et portée par une plume experte, trouvera sans nul doute son public. À chacun de se faire son avis sur cette intrigue espagnole où l’art et l’enquête se côtoient. Pour ma part, j’espère retrouver prochainement Bernard Minier dans une œuvre plus proche de ce qui me séduit chez lui.

À vous de découvrir cette histoire !