La chronique

Auteur
Hervé GAGNON
Titre
DAMNE, 3 L'ETOFFE DU JUSTE
Maison d'édition
Hugo Poche
Relecture
Oui
Service de presse
Non
Je poursuis la traversée de la série *Damné* et me voici arrivée au terme de cette troisième partie, refermée avec **délectation**… et une promesse silencieuse déjà faite au tome 4.
Ce volume est un véritable régal. On y retrouve tout ce qui fait la force de la saga : de l’action, du suspense, de la trahison, des révélations, de la passion — et surtout, La Vérité. Une vérité que j’aime tout particulièrement, parce qu’elle résonne en moi depuis de très nombreuses années, comme un écho ancien que la fiction vient nommer.
Hervé Gagnon, fidèle à lui-même, avance avec une précision d’orfèvre. Il sait exactement où poser ses mots, quand accélérer, quand retenir. Le lecteur est tenu, guidé, presque captif — mais avec ce plaisir assumé de l’être, tant chaque détour promet une nouvelle secousse.
Ce troisième tome creuse encore les lignes de fracture entre le juste et le damné, entre ce que l’on est, ce que l’on croit être… et ce que l’Histoire nous oblige à devenir. Les enjeux s’épaississent, les masques tombent, et chaque révélation semble redessiner la carte entière du destin.
Et puis il y a cette **fin**. Tactique. Subtile. Parfaitement calculée. Une conclusion qui ne claque pas comme une porte — elle s’entrouvre, volontairement, pour mieux vous aspirer vers la suite.
Je quitte *L’étoffe du juste* avec une seule certitude : je ne vais pas résister longtemps avant de plonger dans le prochain tome.
La saga ne relâche pas son emprise. Et moi, je m’y abandonne avec un plaisir intact.